Chapitre 1: Naissance

Comme j’ai dis dans mon message d’accueil:

Je prévois un chapitre par jour jusqu’au chapitre 6 après on verra. Je pense que c’est nécessaire de lire au moins les 4 premiers chapitres pour aimer la série vu que les premiers quand il est nouveau-né ne sont pas très intéressants.

Sur ce:

Chapitre 1 : Naissance

Où suis-je ?

Je suis plongé dans l’obscurité. Et je ne peux qu’entendre les échos de la faim en moi.

Faim ? Plus que de la faim, je suis affamé.

« Gigi. »

J’ai…faim.

Je n’arrivais même pas à le dire correctement. Ce qui sortait de ma bouche n’était qu’un vague cri aigu.

J’ai fermé les yeux.

La douleur dû à la faim continue de m’attaquer, et même ouvrir les yeux est difficile.

« Gagururu ! »

J’entends un bruit bizarre d’un endroit qui n’a pas l’air très loin.

« Gi ? »

Le bruit s’est rapproché alors que quelque chose s’est arrêté à côté de moi. C’est à ce moment que je reçu un morceau de viande avec une odeur atroce sur le visage.

Sans même m’arrêter pour réfléchir à quel genre de viande c’était, je mis un morceau dans ma bouche.

Délicieux !

Fuhahaha ! Délicieux !

Je ne sais pas quelle genre de viande c’est, mais je n’ai jamais rien mangé d’aussi délicieux.

Je reprends le morceau, en arrache un bout avec mes dents et commence à mâcher.

Sans aucune hésitation, je mords même dans l’os de la viande.

« Gigi—gigigi ! »

Avant que je m’en rende compte, la viande qui était devant moi avait complétement disparue dans mon estomac.

… Plus ! J’en veux plus !

C’est pas assez ! J’en veux plus ! Plus ! Plus ! Plus ! L’envie irrésistible de ce corps pour la viande devient de plus en plus féroce.

Tout à coup ma nuque fut attrapée et je fus soulevé de façon brutale.

« Gi ? »

Si j’avais ouvert les yeux, je me serais vu être transporté par une main énorme.

Je peux sentir le vent.

Au fur et à mesure, la lumière emplit mon champ de vision.

Et en même temps, mes yeux s’étrécissaient.

C’est trop lumineux. Comme si j’avais vécu toute ma vie dans une cave, cette lumière était comme un faisceau me brûlant les yeux.

Je plisse les yeux. Si je laisse mes yeux s’habituaient lentement, alors…

« Gigi ? »

Ce qui se trouvait devant moi était une grande et dense forêt.

C’est à ce moment que je réalisai que mon champ de vision tremblait.

Je me demande si en 20 ans de vie, j’ai déjà porté quelque chose comme on me porte actuellement.

Non, même un enfant transporterait les choses moins brusquement. Pour commencer, les humains…

Me demandant vraiment qui me portait, j’ai levé les yeux. Mais ce qui me transportait était quelque chose qu’on ne peut voir que comme une blague. Une créature verte et trapue.

« Gi ? »

Peu importe la façon dont je le regarde…

Ce n’est pas humain. En d’autres mots, c’est… A cause de mes connaissances limitées, je ne connais aucun autre mot pour le décrire que…

Gobelin.

Exact, avec cette apparence monstrueuse, il n’y a pas vraiment d’autres choix.

Alors que je marmonnais, cette chose qui ne peut être décrite que comme un visage laid déformé par la haine, me regarda.

Ça sent pas bon, je vais mourir.

Cependant, il m’observa rapidement et continua à marcher.

Après avoir quitté la forêt, je fus lâché au bord d’un lac. La beauté de ce lac est plutôt inhabituelle de nos jours.

« Manger. Attraper. Pas attrapé, alors mourir. »

Après m’avoir dit cette unique phrase, il tourna le dos et rebroussa chemin. En le regardant partir, je remarquai que le monstre vert possédait une arme ressemblant à un gourdin à une main dans le dos.

Attraper de la nourriture… Et si je n’y arrive pas, alors mourir ?

Nourriture ?

Est-ce qu’il parle de la viande de tout à l’heure ? Mais hum… qu’est-ce que c’était comme viande exactement ?

Je ne pense pas pouvoir aller à l’encontre de ce que ce monstre a dit, alors commençons par boire l’eau de ce lac pour le moment.

Ça peut être bu, n’est-ce pas ?

Apparemment, même de l’eau peut couper la faim.

Devrais-je essayer de fuir ? Mais le problème, c’est que je ne comprends pas ma situation actuelle. Étrangement calme, je regarde la surface du lac quand mes pensées s’arrêtent.

« Gi ? »

Ah ?

Le reflet. Sur la surface de l’eau, l’image de ce monstre vert hideux se reflète.

« Gigi ? »

Aah ?

En voyant ça, je tourne la main. Ce reflet insolent me copie et tourne sa main.

Incroyable, je me touche le visage plusieurs fois. Et à chaque fois, le reflet fait la même chose.

Je plonge ma main dans l’eau et ce faisant, les vagues formées à la surface font disparaître le reflet.

« Gigi ? Gu ? »

Moi ? Un monstre ?

N’y croyant toujours pas, je regarde ma main.

Cette horrible couleur verte. Si j’essayais de me convaincre que cette main appartient à un humain, alors je suppose qu’une patte de porc ou de chien sont aussi humaines.

Je me touche le visage avec cette main et regarde le reflet dans l’eau.

« Gigi. »

–Monstre.

Impossible. Je me pince le visage, je tire dessus, et plusieurs autres choses pour prouver que ce n’est pas réel. Mais non. Peu importe ce que je faisais, rien ne pouvait prouver que ce n’était pas vrai.

“Gugugugu.”

–––kukukuku

“Gya–gaggugugu!”

–––ahahahaha.

Je ne peux qu’en rire. Quel genre de blague est-ce ? Que quelqu’un m’explique !

Pourquoi moi ?

J’aurais dû m’élever dans la société sans aucuns problèmes.

Dans quelques années, j’allais me trouver un emploi.

Alors, pourquoi ?

Un monstre ? Pourquoi ? Est-ce un rêve ?

Alors que je riais amèrement, la colère m’envahit.

Une colère que personne ne devrait ressentir. Je détourne le regard de la surface de l’eau et frappe le sol.

La sensation de la terre, de l’herbe.

Et même le jus de cet insecte que je viens d’écraser. Tout me martèle que ceci est réel.

« Gigurua !! »

J’avais envie de crier. Et tout ce qui sortit de ma gorge endolori n’était qu’un son sans aucun sens, même pas un mot.

Ça ne peut être que le cri d’une bête, ou peut être que ce n’est pas différent des vagissements d’un nouveau-né.

Après cet éclair de raison, l’instinct revint à la charge.

J’ai faim.

J’ai mangé cette viande il n’y a pas si longtemps, et pourtant… quel est cette sensation de faim insatiable ?

En évitant de regarder, je plonge ma tête dans l’eau et avale à grosse gorgées. Ma gorge palpite alors que je bois jusqu’à me remplir l’estomac. Je me sépare enfin du lac et m’allonge sur le sol.

Les rayons de lumière qui me brûlent la peau et les yeux sont ennuyants.

Merde, je me sens idiot.

Je vais dormir.

Je me mis à l’ombre d’un arbre, et même si cela diminua qu’un peu l’intensité des rayons du soleil, je fermai les yeux.

La faim atténué par toute l’eau bue, je m’endormis rapidement.

 

△▼△

 

Quand j’ouvris les yeux, l’endroit à l’ombre où je m’étais endormi avait déjà sombré dans l’obscurité.

« Gi. »

Merde.

La voix qui sorti, était comme prévu, rien qu’un grognement incompréhensible.

Je levai ma main et évidemment, c’était cette main verte horrible. Avec des bosses çà et là, on ne pouvait pas dire que c’était joli.

« Gi– ? »

–hey ?

Alors que je quittais l’ombre de l’arbre, je levai les yeux au ciel nocturne. Boom ! C’était comme si j’avais été frappé par la foudre.

Haut dans le ciel brillait la pleine lune.

Mais ce qui était accroché dans le ciel était beaucoup plus gros que dans mes souvenirs. De plus, il y avait deux lunes.

Un autre monde.

Cependant, dans ce genre d’histoire, les personnes transportées recevaient des pouvoirs, devenaient des héros et partaient tuer le Roi Démon. Bref, un de ces happy-ending cliché.

Je ne me souviens pas vraiment de ces histoires mais…

Mais à cause de ma situation, j’eus des sueurs froides pour la première fois.

Enfin, ne même pas être humain. Est-ce une blague des dieux ?

Ridicule.

Ridicule n’est-ce pas ? Même si c’est ce que je pense, au final, je ne suis toujours qu’un monstre hideux.

J’ai faim.

En réfléchissant, je fus encore attaqué par des crampes dû à la faim.

Sans en être conscient, la faim m’empêchait de penser à tel point que mes yeux s’agitaient tout seul en quête de nourriture.

Retournons boire de l’eau du lac.

Je bu à m’en remplir le ventre. Ça a l’air d’être suffisant pour le moment.

Rapport à ma situation, mettons de côté le fait de savoir si je peux rejoindre mon monde ou pas.

Maintenant, je veux juste de la viande.

Viande.

Je veux manger.

Je veux manger.

Je veux manger.

Je veux manger.

Je veux manger.

Je veux manger.

Je veux manger.

Étrangement, je vois sacrément bien dans le noir.

Je suppose que c’est l’un des avantages d’être un monstre.

Mes yeux s’agitent dans tous les sens, cherchant une proie dans les entourages.

Au moment où une ombre entra dans mon champ de vision, je me mis à courir.

« Guruaa ! »

C’était un lapin, se déplaçant entre les buissons.

Dès qu’il me repéra, il tenta de s’enfuir. Mais, surpris, je fus capable de lui sauter dessus. Et en un instant, je l’étranglai à mort. Je mis sa tête dans ma bouche et en un coup de mâchoire l’avala d’une bouchée.

Alors que le sang coulait sur la fourrure où j’avais planté mes crocs, je léchai cette ligne de sang avidement tout en savourant chaque morceau de l’animal. Ah, je suis devenu complètement accro à cette sensation.

Je broyai le crâne et aspirais avec exaltation le liquide spinal.

La faim s’atténuant, je me souvins de quelque chose.

Dans le passé, n’y avait-il pas cette histoire d’un homme se transformant en tigre ?…

 

 

 

 

2 réflexions sur “Chapitre 1: Naissance

  1. Je broyai le crâne et aspirais avec exaltation le liquide spinal.

    Mhhh, sa m’a pas l’air mal du tout cette série ! j’ espère que sa sera un vrai gobelin bien taré^
    Merci Exserra

    J'aime

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