EDS Chapitre 2: Fuite

Salut à tous,

Je l’avais annoncé dans le poste du dernier chapitre de RG, alors voilà, le deuxième chapitre d’EDS est là!

Un peu plus court que le dernier, mais je l’espère, toujours à votre goût XD

Petite annonce concernant EDS:

Si vous l’avez peut être remarqué, j’ai rajouté une barre de progression (manuelle tehee*) pour les dons RG et EDS.

Les dons pour EDS sont un peu particuliers, ils ne donnent de chapitre en plus par semaine parce que je peux juste pas aller plus vite que 1 par semaine pour le moment ^^.

Mais il vous donne accès à des chapitres bonus (des side stories comme on dit en englishhhh), qui sont souvent racontés sous des points de vue différents.

C’est le cas du Chapitre 2.5: Le Choix d’Aktur (1300 mots) que vous pouvez débloquer dès maintenant.

Si les dons dépassent les 3 euros avant que je puisse les stopper par un post disant: c’est bon la cagnotte de 3 euros est complète;

Mettez moi un commentaire du style, mets le reste de l’argent sur la cagnotte RG ou ce que vous voulez que j’en fasse…par exemple les réserver pour un prochain Side Story d’EDS.

Si ça vous tente, je pourrais organiser des straw poll en proposant plusieurs choix de points de vue pour les prochains chap bonus.

Chapitre 2: Fuite

Un rugissement.

Le bruit mêlé au tonnerre, c’était un rugissement.

L’ombre que j’avais vu passer devait certainement appartenir à un lion. Ce ne serait pas très surprenant d’en croiser un par ici, dans ce lieu à mi-chemin entre la savane et le désert.

Un troisième coup de tonnerre, et un éclair illumina la scène, figeant le spectacle se déroulant devant mes yeux. Une bête à quatre pattes bardées de griffes acérées. Sa gueule de félin se prolongeant par une crinière majestueuse, bien que mouillée et souillée par la boue.

Un lion dans toute sa splendeur…

A la suite de sa crinière se dessinait une paire d’ailes, attaché au corps de l’animal au niveau de ses flancs. Ces ailes n’étaient pas faites de plumes, mais de grandes membranes de peau, à l’image des chauves-souris. Son aile gauche traînait dans la boue, le fin cartilage soutenant l’aile semblait plié dans un angle anormale vers l’intérieur.

Est-elle blessée? Qui ou quoi aurait pu lui faire ça?

Sa queue était celle d’un scorpion, faite de chitine, un genre de carapace dure mais souple comme celle des fourmis. La queue, comme on pouvait s’y attendre, était terminée par un dard doté d’un aiguillon d’une taille impressionnante. De quoi faire rougir les petites seringues utilisées pour les prises de sang.

La bête rugit, et dans sa gueule ouverte, je pus apercevoir plusieurs rangées de dents effilées, ne laissant quasiment aucun espace pour la langue de la créature. Cette mâchoire de requin ne faisait que renforcer l’aspect grotesque de la créature.

Ce patchwork de différents corps, cette chimère, ne semblait être voué qu’à une chose: tuer, tuer et encore tuer.

Non pas un lion, un Manticore!

En face d’elle se trouvait Aktur, devant les restes d’un feu de camp depuis longtemps noyé sous la pluie. A ses côtés, les deux gardes constituant l’escorte du convoi.

Celui de droite, malgré la peur visible à ses genoux tremblants, s’était mis en position de combat, son glaive de bronze dégainé, à l’image de celui d’Aktur. Alors que l’autre était figé, frappé d’effroi à la vue de ce monstre.

La lumière produit par l’éclair s’atténua peu à peu, le rideau de pluie retrouvant son opacité. Au dernier moment, je pus entrevoir la queue de scorpion du Manticore décrire un arc de cercle vers le bas. Avec une rapidité ahurissante, le dard remonta pour transpercer le garde de droite alors que je perdais de vue la scène.

A nouveau, je ne pouvais voir que de vagues formes se dessiner au loin. Étrangement, une de ces formes, semblait se dirigeait vers moi. L’ombre se transforma en masse distincte, fendant la pluie à toute allure, et vint s’écraser contre ma cage avec la violence d’un boulet de canon. Le choc de l’impact fit chaviré ma prison ambulante, et je me retrouvais assis sur les barreaux de ma cage à présent à moitié enfoncés dans la boue, le cul trempé par une flaque.

Je restai figée un moment, ne comprenant pas ce qui s’était passé. La cage retournée sur le côté, le toit se retrouvait dans mon dos, la pluie maintenant libre de tomber à l’intérieur.

Je me touchai le visage, pressant les doigts sur mes joues mouillées. Lorsque je retirai mes mains, je m’aperçus qu’elles étaient rouges.

Du sang…

Je levai lentement la tête, apercevant un bout de ciel. Un bout de ciel rongé par des nuages noirs et zébré d’éclairs, que j’observais à travers le trou béant dans le torse d’un homme.

C’était le corps du soldat qui avait percuté ma cage, et reposait à présent sur celle-ci. Le choc avait était si violent, que les barreaux s’étaient pliés vers l’intérieur.

Le corps du garde, entièrement noircie, paraissait dénué de substance, et on aurait dit qu’il pourrait glisser entre les barreaux.

Il faut que j’en profite!

Il était temps que j’use de mes nouvelles capacités. Je saisis les barreaux à deux mains et tirais dessus de toutes mes forces. La respiration coupée sous l’effort, la mâchoire crispée et les dents serrées, je pouvais sentir la chaleur dégagée par mes muscles en action…je devais sûrement être tout rouge, à l’image de la terre de la région.

A bout de souffle, je relâchais tout. Quelques centimètres…c’est le mieux que je pouvais faire. J’étais trop faible.

A quoi ça sert d’être un surhomme si on est affaibli par la faim et la météo!

Je me fis une note à moi même: si je voulais survivre dans ce monde, j’avais intérêt à développer un peu de masse musculaire. Cet acier imprégné de magie avait beau être moins résistant que sur Terre, je restais quand même un mec n’ayant jamais fait de sport de sa vie…enfin, à part les 2h d’EPS (Education Physique et Sportive) par semaine.

Je commençais à me remémorer la préparation aux épreuves du bac, comme cette maudite course d’endurance, le 3*500 mètres, quand une lueur attira mon regard.

Un trousseau de clef, se balançait à une lanière de cuir attachée à la hanche du garde. Le métal poli s’illuminait après chaque éclairs, réfléchissant la lumière comme un carillon de cristal les rayons du soleil.

Je suis sauvé.

Ni une, ni deux, je m’emparai du trousseau, tirant d’un coup sec sur le cordon en cuir. Dans un bruit sourd, un morceau de chair noire complètement nécrosée tomba dans la boue alors que je libérais le trousseau de son gardien.

Un instant plus tard, j’étais dehors, à patauger dans la boue. Je me retournais pour jeter un coup d’œil vers l’avant du convoi. Je distinguais 3 silhouettes, deux hommes et une troisième, plus allongée, sûrement le Manticore.

Je dois m’échapper maintenant! Avant que cette créature n’en finisse avec eux! Mais où aller? Dans quelle direction? Je ne peux pas suivre la route, je risquerais de croiser une patrouille ou un autre convoi…

J’optais pour la solution la plus absurde, sortir de la route pour me diriger vers les dunes de sable.

Pourrais-je seulement survivre un jour dans le désert?

Sans jeter un coup d’œil aux autres esclaves, je quittai la route alors qu’un cri d’homme retentit derrière moi.

J’essayai de courir pour mettre de la distance entre moi et le convoi, mais je glissai lamentablement sur le sol boueux.

Je me relevai péniblement, un genou après l’autre, et continuai mon périple. Chaque pas était douloureux, la boue me collant aux pieds, s’agglutinant en blocs qui me semblaient peser plusieurs kilos.

Je suis si fatigué, j’aurais vraiment dû manger cette galette de farine hier.

Je m’étalai au sol une fois de plus, face contre terre.

…il fait si froid…

◆◇◇◆

Je crois que j’ai perdu connaissance…combien de temps s’est écoulé?

Ma question trouva une réponse plus tôt que je le pensais dans les bruits de pas qui s’approchaient de moi.

Une main m’attrapa par l’épaule et me fit rouler sur le dos.

« Alors, vous avez réussi à la tuer… » articulai-je , en voyant le visage impassible d’Aktur.

Comment…me dis-je alors que je perdais connaissance une nouvelle fois.

Copyright © Exserra Traduction 2016

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10 réflexions sur “EDS Chapitre 2: Fuite

  1. La farine est essentielle pour athlète, il aurait du manger.
    Et donc les japonais ont les même cours d’EPS que nous ?
    Ah, et y a pas un lien pour enchainer les chapitres, au lieu de revenir au menu a chaque fois ?

    J'aime

Répondre à azanor21 Annuler la réponse.

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