Serment Chapitre 7: Le Péché de Bondart I

Bonjour tout le monde,

Alors aujourd’hui, je vous annonce le commencement d’un arc qui va s’étendre sur 6-7 voir 8 chapitres, j’en ai encore aucune idée !

Bref j’espère que cela va vous plaire^^

Je rappelle que les *** marquent un changement de point de vue dans l’histoire.

(Italique=pensée où dialogue effectué par la pensé)

Neito.

Chapitre 7: Le Péché de Bondart I

(Narrateur:Emilia)

Je suis réveillé depuis à peu près cinq minutes et malgré cela, je n’ai toujours fait aucun geste. Car je ne sais absolument pas comment réagir face à cette situation.

Yuki était allongé sur le pelage d’un loup massif sur lequel j’étais moi-même posée. Celui-ci dormait paisiblement, je ne sentais aucune animosité venant de cet animal, mais sa présence imposante me paralysait légèrement.

Je pris mon courage à deux mains, je me levai puis me dirigeai vers la sortie quand je sentis quelque chose attraper le col de ma robe. Je tournai le visage, c’est le loup qui m’avait attrapé avec sa mâchoire. Il me souleva du sol avant de me remettre à la place où je me trouvais précédemment, puis se remit à dormir.

Après son geste je me sentis plus légère, toute la crainte ayant disparue, je me recouchai sur son pelage aussi doux que celui d’un mouton.

Je regardai dans la direction de Yuki.

Quand il dort, il arbore un visage serein, comme si tous ses problèmes s’envolaient pendant un instant. Je me remémorais les derniers événements.

La mort de Saori et mon excès de colère envers Yuki, comment ai-je pu m’énerver contre lui alors que moi même, je n’ai absolument rien fait. Sans lui, je serais probablement morte à plusieurs reprises.

La prochaine fois, ce sera moi qui le protégerais, même si pour ça je devais utiliser ce pouvoir, je le ferais sans hésiter.

Je m’approchai de lui et m’apprêtais à déposer un baiser sur son front quand une voix m’interrompit.

« Que comptes-tu faire à mon maître ? »

Surpris d’être interrompu, je me tournai dans la direction d’où venait la voix. Le loup me dévisageait d’un air interrogateur.

« Tu peux parler ? »

« Depuis que mon maître m’a accepté comme familier, j’ai acquis le langage. »

« Familier!? Mais seule une poignée de personnes dans ce monde peuvent créer un lien avec une bête. »

Mon étonnement réveilla Yuki qui se leva en sursaut.

« Que se passe-t-il Émilia !? »

« Rien, ne t’inquiète pas, je discutais juste avec le loup. »

Yuki me dévisagea étrangement avant de se mettre à rire.

« Vous faites trop de bruit tous les deux, vous auriez pu me laisser dormir un peu plus quand même. »

« Excuse-moi Ayumi, je ne voulais pas te déranger, mais Émilia, les loups ne peuvent pas parler, tu sais. »

« Pas exactement maître, je ne pouvais pas il y a quelques heures, mais après que le contrat se soit consolider, j’en suis maintenant capable. »

Yuki resta bouche bée quand il entendit la voix du loup lui répondre.

« Trop cool! Un loup qui parle ! On est bien dans un monde fantastique, pas vrai Ayumi ! »

Je ne comprenais pas trop de quoi il parlait, mais il avait l’air particulièrement heureux de cette découverte.

« Mais pourquoi m’appelles-tu maître ? »

« Mais, de quoi parlez-vous ? Vous m’avez donné votre sang et même accepté la signature du contrat. »

« Yuki, tu ne savais pas ce que tu étais en train de faire? »

« J’ai juste pensé que mon sang pouvait l’aider à survivre, je ne savais pas ce que cela impliquait exactement. »

Cette personne signe des contrats de familier sans même s’en rendre compte ! Mais qui est-il réellement? Alors que j’étais en pleine réflexion, Ayumi prit sa forme spectrale et s’accrocha au cou du loup.

« Oh je peux le toucher même sous forme spectrale! Comment ça se fait ? »

« Le fait d’avoir toujours vécu en communion avec la forêt  me donne une affinité avec les esprits naturels, c’est peut-être pour cette raison. »

Ayumi commença à gratter son cou et il remua violemment la queue même s’il essayait de cacher son plaisir.

« Bien, j’ai décidé tu t’appelleras Sora. »

« Seul mon maître a le droit de me nommer jeune demoiselle, je ne peux donc accepter ce nom. »

« OK, va pour Sora. »

« Vous êtes sûr, maître ! »

« Ayumi et moi sommes comme une seule et même personne, traite-la comme s’il s’agissait de moi. »

« Sora, je peux te poser quelques questions sur les familiers ? »

« Bien sûr, princesse primordiale. »

« Comment le sais-tu ? »

« Le lien que je partage avec mon maître m’a permis d’hériter d’une partie de sa mémoire. »

Je comprends mieux pourquoi il est si rare de posséder un familier, si c’est si pratique tout s’explique.

« Étant donné qu’aucun d’entre vous ne semble avoir de connaissances à ce propos, je vais vous expliquer. Tout d’abord, pour le créer, le procédé n’est pas extrêmement difficile. Il faut que l’animal en question ait confiance en celui avec qui il souhaite le faire. Ensuite, la puissance du maître doit être conséquente. Si vous essayez d’établir un contrat avec une créature plus puissante que vous, le contrat échoue ou dans le pire des cas, la créature perd la raison et devient incontrôlable, allant jusqu’à attaquer le contractant. »

« J’ai fait quelque chose d’aussi dangereux sans le savoir. Je suis moi même effrayant d’une certaine manière. »

Et c’est seulement maintenant qu’il s’en rend compte !

« Il existe 4 niveaux de familier, Normal, Rare, Légendaire et Mythique. Tous ces paliers on une caractéristique, à part pour le rang Normal qui n’offre rien au familier. Rare permet au familier de communiquer avec son maître et quand on arrive au rang Légendaire, on obtient une compétence magique et la possibilité de partager son flux de mana avec son partenaire. »

« Donc si je comprends bien, tu es de rang Rare Sora ? »

« Oui, votre puissance m’a permis de sauter une étape, et je pense même qu’il me faudra peu de temps pour obtenir celui de Légendaire. Voilà, cela conclu mon explication sur les familiers. »

« Attend, tu n’as pas parlé des familiers Mythique. »

« À vrai dire, on sait peu de chose sur ces familiers, il en est apparu que très peu dans l’histoire.»

« Sora, peux-tu me donner un exemple de familier Mythique ? »

« Bien sûr princesse, il y a Ingrud, Cernunnos, Aquelian et Maltican. »

« Tous les Dieux Roi sont des familiers ! »

« C’est qui ceux-là ? »

Mais comment peut-il être aussi ignorant !?

« Je vais t’expliquer Yuki, toutes ces bête sont ceux ayant créés certaines espèces de notre monde.»

Ingrud est le dieu draconique, Cernunnos est le dieu de toutes les espèces habitants dans les forêts, Aquelian est le dieu Serpent qui domine les mers et Meltican est le Dieu des bêtes magiques. Mais qui aurait cru qu’ils étaient à l’origine des Familiers. »

« Eh grand frère, Sora peut devenir un dieu ? »

« Ayumi-sama, devenir une bête Mythique n’est arrivé que quatre fois en l’espace de plus de cent mille ans. Et chaque apparition a bouleversé ce monde, je ne pense donc pas en être capable, sachant que le procédé pour y parvenir est inconnu. »

« Bah, on y pensera le moment venu.»

J’y pense depuis un moment, mais le temps d’adaptation à un nouvel environnement est extrêmement court chez Yuki et Ayumi, qu’ont-ils vécu par le passé pour en être capable ?

« J’ai une question! Quand Émilia me ‘manie’, je me transforme en béhémoth. Le Béhémoth est-il aussi un ancien familier ? »

« Je ne peux l’affirmer puisque cette espèce a disparu avant même l’apparition des Dieux Rois. »

« Hum, je vois. »

Sora dressa ses oreilles et montra ses crocs en une fraction de seconde.

« Maître il y a des présences proches d’ici. »

« Bien, allons voir une fois de plus ce qu’il se passe. »

Le sourire de Yuki annonçait un nouveau massacre à l’horizon.

***

(Narrateur:Yuki)

Cette forêt me semble toujours aussi fantastique avec ses arbres disproportionnés.

Alors que nous traversions la forêt en direction de ces sources de mana, je m’arrêtai avant de les avoir en vue.

« Émilia, est-il possible de posséder plusieurs auras de mana dans un seul corps ? »

« Bien sûr que non. On naît avec une aura qui nous est propre, on ne peut donc pas en posséder plusieurs. C’est comme une preuve de notre authenticité. »

Je restai perplexe face à cette réponse, car parmi les 4 présences que nous ressentions, je pouvais affirmer à 90% que deux possèdent plusieurs auras.

Quand je pus enfin apercevoir la scène, il y avait un jeune garçon et une fille un peu plus âgée encerclés par deux bêtes à l’allure plutôt étrange.

Le buste d’un lion, la queue d’un serpent et des griffes d’aigle. Ça ressemble à un griffon, mais ils me semblent bien étranges.

« Des chimères ! » s’écria Émilia.

« Les chimères vivent dans les forêts ? »

« Absolument pas, elles restent généralement dans des ruines d’anciennes civilisations et ne sont jamais en groupe. »

Je m’approchai, et vis que le jeune garçon tenait un couteau pointé vers la chimère dans sa main.

« Après mon père, vous voulez ma sœur ! Jamais je ne vous laisserais la toucher ! »

Il se jeta sur la chimère qui le projeta au sol en levant simplement sa patte.

« Sora, tue celui à droite, je m’occupe de celui de gauche. »

« Oui, maître.»

La chimère se lança sur les deux enfants, j’eus juste le temps de m’interposer et de l’attraper par ses deux crocs.

« Vous allez bien vous deux ? »

« Attention! Elle va vous tuer ! »

« Ne t’inquiète pas jeune homme. », lui dis-je en souriant.

« Bon si tu as donné tout ce que tu pouvais, on va dire que c’est mon tour. »

Je soulevai la chimère de toutes mes forces avant de la balancer sur les arbres environnants. Sous l’impact, je sentis les os de son corps se briser, cette sensation me fit frémir d’excitation et je continuais de la marteler de coups jusqu’à qu’elle ne puisse plus bouger.

La deuxième bondit sur moi, quand tout à coup, Sora l’attrapa avec sa gueule avant de la soulever du sol et de broyer sa cage thoracique. Le sang coula à flots et la chimère hurla de douleur, mais Sora ne semblait pas vouloir la lâcher.

Je dirais même qu’il aimait la faire souffrir. Je commençais à me demander si notre contrat de familier n’avait pas altéré une partie de sa personnalité.

Je prenais tellement de plaisir que j’en avais presque oublié la présence des deux personnes.

« Il n’y a plus rien à craindre. »

Les deux reculèrent terrifiés.

Pas étonnant, au vu de la scène à laquelle ils avaient assisté. J’essayai de m’approcher d’eux quand tout à coup une fille s’interposa entre eux et moi.

« Yuki, tu ne vois pas que tu les effraies, idiot. »

Cette voix était celle d’Émilia, pourtant quand je me retournai vers elle, elle ressemblait en tout point à être humain.

Elle me lança un regard du coin de l’œil et je compris que c’était surement l’effet d’une magie.

« C’est une magie de faible niveau permettant de créer une illusion de soi-même. »

« Je te l’ai aussi appliqué, tu peux retirer ta capuche sans crainte. »

« Excusez nous de vous avoir effrayer, cet homme ne pense qu’a se battre. Vous n’avez pas à avoir peur, il ne vous fera aucun mal. »

« Non excusez nous d’avoir eu peur, c’est juste que j’ai rarement vu un humain posséder une telle force, est-ce une magie de renforcement?»

« Ah oui bien sûr, c’est ça. »

Je riais d’un air idiot ne sachant pas comment réagir dans ce genre de situation.

« j’oubliais, je me présente, je m’appelle Mari et ce petit homme à l’air grincheux est mon petit frère Al. »

« Enchanté, je m’appelle Émilia et le belliqueux derrière moi se nomme Yuki. »

L’atmosphère se détendait peu à peu. Comme attendu d’une princesse, elle est douée pour parler avec autrui. Comparé à moi qui ressemble à un dieu de la guerre, elle ressemblait à l’ange incarnant la paix. Cette pensée me fit arborer un petit sourire.

« Je voudrais vous poser une question, y aurait-il un village proche d’ici ? »

Mari jeta un regard sur la droite avant de répondre, je pouvais sentir la gêne que cette question lui posait.

« Il y a un village, mais je vous conseille de ne pas y aller. »

« Peux-tu m’expliquer pour quelle raison ? »

Il semblerait que même l’intervention d’Émilia n’avait pu effacée l’image du massacre que j’avais provoqué auparavant, car elle me regardait toute tremblante.

« Ce village n’est qu’un ramassis de pourriture. »

« Al, c’est impoli de répondre de cette façon. »

Je souris et approchai ma main du jeune homme. Il baissa la tête comme s’il s’attendait a ce que je le frappe.

Je posai ma main sur sa tête et le caressai doucement, un sourire et un air gêné apparurent sur son visage.

« Ne t’inquiète pas jeune homme, j’ai l’habitude d’être dans ce genre d’endroit.»

Après avoir insisté, ils acceptèrent de nous amener au village. Deux gardes étaient postés à la porte. Mari et Al entrèrent sans problème, et quand vint mon tour et celui d’Émilia, ils barrèrent l’entrée avec leurs lances.

« Les intrus ne sont pas acceptés ici, veuillez partir. »

Je les ignorai et continuai mon chemin comme s’ils n’existaient pas.

« Espèce de morveux ! »

L’un d’eux leva sa lance, et tenta de me frapper avec sa lance que j’attrapai et brisai avec ma main.

Leurs visages étaient stupéfaits.

J’imagine qu’ils ne devaient pas rencontrer des personnes sachant briser une lame à main nue. Ils nous laissèrent continuer sans essayer de nous arrêter.

Par précaution, j’ai demandé à Sora de rester dans la forêt pour le moment. Je ne sais pas de quelle façon les villageois réagiraient en le voyant. En attendant je lui ai demandé de chercher des informations à propos de ces chimères et de me rejoindre à la nuit tombée.

Après avoir passé la porte, le village me sembla de plus en plus étrange. Il n’y avait personne dans les rues alors que nous étions en plein après-midi et je pouvais distinguer des ombres derrière certaines palissades.

«Grand frère, quelque chose ne tourne pas rond ici. »

« Ça ne respire pas la joie de vivre effectivement. »

« Il faudra être vigilant, depuis notre arrivée, je ne ressens que de l’hostilité à notre égard. »

Alors qu’Ayumi et moi partagions notre opinion, nous nous sommes arrêtés devant une auberge. Mari s’approcha de moi et me fit glisser un mot dans la main avant de disparaître.

« Je suppose que nous allons passer la nuit ici. »

J’ouvris la porte et me rendis compte que l’auberge était dénuée de vie. Un homme dormait derrière un comptoir et ne s’était même pas rendu compte de notre arrivée.

« Excusez-moi monsieur. »

L’homme ouvrit les yeux et prit les deux mais d’Émilia dans les siennes.

«Êtes-vous des clients. »

Ses yeux brillaient comme si c’était la première fois depuis des lustres qu’il n’avait pas eu de la compagnie.

« Oui, y a-t-il des chambres de libre ? »

« Oui bien sûr, cela coûte 1 millilitre de mana la nuit. »

Émilia posa sa main sur un cristal et le mana qu’elle y injecta se liquéfia.

« DU MANA PUR ! »

« Y a-t-il un problème ? Voulez-vous que je paye d’avance pour les prochaines nuits ? »

« Absolument pas, prenez la chambre que vous voulez sans vous soucier du nombre de nuits. Je suis votre cher serviteur, à la moindre demande, n’hésitez pas à m’appeler peu importe l’heure. »

Il n’y a donc pas de monnaie dans ce monde. Je savais que le mana était le rouage de ce monde, mais au point de servir de devise pour les échanges commerciaux, ça m’étonne.

« Moi, je prends celle-là, et toi? »(Emilia)

« Non, nous allons dormir dans la même chambre. »(Yuki)

« Dans la même chambre! Tu sais, c’est trop tôt, mon cœur n’est pas encore prêt pour ce genre de chose, puis il y a un certain ordre à respecter. »

« Mais de quoi parles-tu Émilia? C’est évident que tu dormes dans la même chambre que grand frère, tu n’as pas remarqué l’atmosphère de ce village, on n’est pas trop prudent en restant les uns avec les autres. »

« Ah! je comprends mieux. »

Après nous être installé dans la chambre et avoir dîner, je décidai de sortir un peu.

« Émilia, peux-tu manier Ayumi ? »

« Oui, si tu as envie. »

Après qu’Ayumi ait prit sa forme de béhémoth, je me sentais plus léger de ne plus avoir de lance sur le dos. Je me levai et me dirigeai vers la sortie de la chambre.

« Où vas-tu, grand frère ? »

« J’ai quelques affaires à régler, je sors un peu. Fermez derrière moi d’accord. »

Sur la note que m’avait donné mari, une adresse était notée.

Elle me demandait de la rejoindre plus tard dans la soirée. Au début, je ne comprenais pas les symboles, mais contre toute attente mon gardien me les a déchiffré.

Dois-je penser qu’il se soumet enfin à moi ?

Bref, j’ai plus important que de penser à ça. Je sortis de l’auberge, et me dirigeai à l’adresse indiquée.

2 réflexions sur “Serment Chapitre 7: Le Péché de Bondart I

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s