Serment Chapitre 8: Le Péché de Bondart II

Re Bonjour,

J’espère que vous allez bien!

Alors voici le Chapitre 8, et bien sûr, qui dit chapitre 8 dit que demain, c’est l’arrivée des chapitres exclusifs encore parus nul part ailleurs!

Allez je vous laisse profiter de celui-ci.

Neito.

Je rappelle que les *** marquent un changement de point de vue dans l’histoire.

(Italique=pensée où dialogue effectué par la pensé)

Chapitre 8: Le Péché de Bondart II

(Narrateur:Sora)

Après que mon maître m’ait ordonné d’enquêter sur la provenance des chimères, je m’enfonçai de plus en plus dans la forêt.

Sur la route, j’ai pu croiser certains loups de mon ancienne meute, certains essayèrent de m’attaquer, mais je les déchiquetais sans aucune retenue.

En ce moment, ils ne faisaient que m’observer, sûrement de peur que je les élimine un par un.

Je m’enfonçais plus profondément dans la forêt, sans que je puisse apercevoir de nouvelles chimères.

Mais, ce côté de la forêt était étrange…

Du côté de la forêt où était mon ancien chez-moi, les animaux étaient très présents alors que cette partie était extrêmement calme.

Je marchais maintenant depuis un moment et l’heure du rendez-vous avec mon maître approchait à grands pas. Je devrais au moins trouver un petit indice. Je ne veux pas qu’il pense que je lui suis inutile.

Alors que je commençais à désespérer, un bruit métallique me sortit de mes pensées. Je me concentrais sur ma vision pour savoir ce qu’il se passait, un groupe de trois personnes était entouré de plus d’une dizaine de chimères.

« Yolande, je pense qu’utiliser la téléportation était une très mauvaise idée ! »

« Désolé Yolande, Myuri, je ne m’attendais pas à ce qu’on se retrouve au milieu de ce qu’on recherche. »

Le Groupe était composé d’une manieuse d’espadon (épée large), une magicienne et une porteuse de bouclier.

Peu importe comment je regarde la situation, je ne pense pas qu’elles puissent survivre.

« Désolé Minora, mais je refuse de partir en abandonnant cette petite. »

« Ne t’inquiète pas Yolande, moi aussi je me sentirais mal de la laisser ici. »

Je me concentrais alors sur la magicienne qui était à genoux. Dans ses mains, une gnomide blessée qu’elle était en train de soigner.

Un corps fin, une longue chevelure et une peau claire comme la lune. Dans la forêt, les gnomes sont des protecteurs, ils assurent la bonne santé de la flore. Par principe, peu importe la race, nous les protégeons de tous les dangers.

Une chimère sauta sur la manieuse d’espadon qui coupa une de ses pattes d’un coup net, avant de se remettre en position tandis que la porteuse de bouclier faisait tout son possible pour empêcher les autres d’attaquer la magicienne.

Je n’avais pas d’autres choix que d’intervenir.

Yolande repoussa l’attaque de la chimère lui faisant face, quand tout à coup, deux chimères profitèrent que la porteuse de bouclier était occupée à en contenir un prêt à sauter sur la magicienne.

« MINORA ! ARRÊTE LE SOIN, PROTÈGE TOI ! »

« CONTINUE JEUNE FILLE, JE M’OCCUPE D’EUX ! »

Je courus à toute vitesse en direction de la magicienne et me positionnai juste au-dessus d’elle.

Je chopai la tête de la première et lui arrachai en profitant de son élan. Après je levai ma patte avant de frapper violemment la deuxième qui se brisa en deux.

Les chimères et les membres du groupe étaient tous immobiles.

« Jeune fille, concentre-toi sur le soin. »

« Excusez-moi, je me concentre. »

« Vous autres, bouchez-vous les oreilles. »

Je hurlai de toutes mes forces.

Malgré que les membres du groupe se soient bouchés les oreilles, je pus voir à leurs visages que ce n’était agréable. Certains arbres s’étaient penchés sous l’onde de choc.

Je jetai un regard au reste des chimères qui reculaient après ma petite démonstration. Ils semblent qu’elles soient capables de ressentir le danger. C’est étrange car celles de cet après-midi nous ont affronté sans reculer. Seraient-elles différentes ?

« Éloigne-toi de Minora ! »

Yolande se jeta sur moi l’épée à la main, mais je restai immobile et l’épée s’arrêta à 5 cm de mon corps.

« Pourquoi n’as-tu pas bougé ? »

« Je n’ai ressenti aucune hostilité à mon égard. Puis si tu m’avais attaqué avec l’intention de me tuer, tu serais déjà sur le sol en train de te vider de ton sang. »

Mon explication jeta un froid dans le groupe…Mince, j’aurais peut-être dû être plus diplomate ?

« Il y a plus important pour le moment. Je n’arrive pas à refermer la blessure de cette petite. »

Je devais prendre une décision, la laisser là ou la ramener à mon maître.

Malheureusement, je ne suis pas assez proche de lui pour discuter par la pensée.

« Vous montez sur mon dos. »

« D’où tu te permets de nous donner des ordres ?! »

« Laisse-moi t’expliquer, je te fais une fleur en te prenant sur mon dos. Honnêtement, je n’ai besoin que de la jeune fille parce qu’elle s’occupe de soigner la gnomide, c’est par pure sympathie que j’accepte de t’emmener avec moi. »

« Et où nous emmènes-tu ? »

La porteuse de bouclier était bien plus calme que l’épéiste. Ce doit sûrement être elle qui prend les décisions.

« Mon maître se trouve dans le village proche d’ici, il pourra sûrement soigner cette gnomide. Mais je te préviens, si tu essaies de brandir ton épée contre lui, je te déchiquette sans hésiter. »

« Entendu. »

***

(Narrateur:Yuki)

Une dizaine de minutes après être sorti de l’auberge, je me retrouvai devant l’adresse indiquée par Mari.

Il s’agissait d’une taverne fréquentée essentiellement par les soldats postés en ville. Mon entrée fut suivi d’un long silence, il semble qu’il soit rare que des étrangers s’aventurent par ici.

Je m’installai à une table à part et me mis à chercher Mari du regard quand une serveuse s’approcha de moi.

« Monsieur, que puis-je vous servir ? »

Cette personne n’était autre que Mari. Elle portait un uniforme de soubrette et ses cheveux bouclés, qui étaient cachés cet après-midi, retombaient maintenant sur ses épaules.

Elle se pencha vers moi et me demanda de patienter jusqu’à la fin de son service. Pour que l’on soit moins suspect, je répondis à sa question précédente.

« Une bière, s’il vous plait. »

« Bien souhaitez-vous payer maintenant ? »

« Non, je paierai en sortant. »

« Bien compris, veuillez patienter s’il vous plait. »

Je la suivis du regard…faut dire qu’il était rare pour moi de pouvoir observer une jolie fille habillée de cette façon.

Quelques minutes plus tard, elle posa ma bière sur la table et partit en me souriant.

L’ambiance froide avait disparu et la taverne s’était animée. L’ambiance me rappela mon Ancien Monde, il arrivait souvent qu’en revenant d’une mission, nous nous arrêtions dans un bar pour relâcher la pression.

Je sirotais ma boisson tout en me remémorant le passé quand un soldat un peu trop saoul fit du grabuge.

« Allez quoi Mari, tu ne veux pas passer une petite nuit torride avec moi. »

« Lâchez-moi. Je n’en ai absolument aucune intention. »

« Allez, ton père était l’un des nôtres, il serait heureux de savoir que tu nous rends service. »

Alors que je pensais que les autres allaient intervenir, ils se contentèrent tous de rire.

Mari le gifla, les yeux larmoyants.

« Sale petite garce ! »

Il leva le poing et s’apprêta à la frapper violemment.

C’en était trop pour moi, je m’interposai entre les deux, stoppant son coup de poing.

« Hé, l’étranger, je peux savoir ce que tu fais ? »

« On ne t’a jamais dit que les filles n’étaient pas des objets. »

« Tu te prends pour un héros, c’est ça ? Ici, je n’ai que des amis, es-tu sur de vouloir me désobéir!? »

« Tu n’as pas confiance en tes propres capacités que tu te reposes déjà sur les autres? Pathétique. »

Son camarade était prêt à sortir sa dague. Je ne voulais pas créer d’agitation, mais il semble qu’ils ne me laissent pas le choix.

Le soldat saoul essaya de me frapper, j’esquivai son coup en me baissant et en pénétrant sa garde, je le frappai alors au torse. Je sentis mon poing s’enfoncer et il tomba sur le sol en suffoquant.

Puis, je m’occupai de son camarade qui s’apprêtait à sortir une dague. Je pris le couteau présent sur la table et lui enfonçai la lame dans sa main.

« AHHHHH espèce de petit con. »

« Je suis ici pour boire tranquillement de l’alcool, donc je vous demanderais d’éviter de m’ennuyer, est-ce claire ? »

« Vite, il lui faut un médecin. »

« Inutile. »

« Espèce d’enfoiré, qu’est-ce que tu en sais?! »

« Je lui ai enfoncé les côtes, ses poumons doivent ressembler à du gruyère. »

Trois hommes prirent son corps et sortirent de la taverne.

Les autres me regardèrent avec un visage noir, mais aucun d’entre eux ne semblait vouloir m’affronter après la mort de leur camarade.

« Mari, peux-tu me ramener deux autres bières ? »

« Oui, bien sûr veuillez patienter un moment. »

Je retournai à ma place et me remis à boire en pensant au passé.

Les heures passaient et les boissons défilaient devant mes yeux.

Après être sorti de l’auberge, j’entendis la voix de Sora.

« Maître, j’ai besoin de votre aide. »

« Désolé Sora, je ne suis pas en état de parler pour le moment, va rejoindre Émilia et Ayumi. »

« Entendu. »

Je pense avoir abusé un peu de l’alcool, mes pensées étaient floues. Au coin de la rue, quatre soldats apparurent épées à la main. Ils s’approchèrent prêts à en découdre. Je commençai à prononcer des paroles quand je me fis interrompre.

Mari était derrière moi et me tirai dans une des ruelles, après quelques minutes, nous sommes entrés dans une maison et Mari ferma la porte derrière moi.

« Yuki-san, vous allez bien ? Venez, appuyez-vous sur moi. »

J’avais du mal à tenir debout, Mari passa mon bras au-dessus de son épaule et m’aida à me déplacer jusqu’au lit. Elle sentait délicieusement bon et ses cheveux étaient soyeux.

En arrivant proche du lit, Mari trébucha et je me retrouvai au-dessus d’elle.

« Yuki-san… »

Elle était magnifique, la lueur de la lune se reflétait sur elle, lui donnant un air mystique.

J’approchai mon visage du sien et l’embrassai…elle ne me résista pas.

Je déboutonnai alors le haut de son chemisier tout en continuant de savourer ses lèvres.

« Yuki-san…on ne devrait pas…ah…»

J’ignorais ses paroles et me mis à toucher doucement sa poitrine.

Ses gémissements me donnèrent encore moins envie d’arrêter.

Je l’embrassai dans le cou, et lui retirai maintenant sa jupe. Son air gênée et le peu d’éclairage de la pièce la rendait encore plus belle à mes yeux.

Je descends mes lèvres tout doucement jusqu’à sa poitrine avant de continuer le long de son corps.

« Mari, tu es magnifique »

« ah ..ah.. »

Mari m’offrit entièrement son corps, je dégustais les gémissements de cette fille toute la nuit.

Puis vint le matin, suivi d’un mal de tête.

Je me remémorais les événements d’hier, Mari dormant à côté de moi. Elle semblait complètement épuisée. Mari ressemblait à mon amie d’enfance, elle avait les mêmes cheveux bouclés, peut-être est-ce pour cette raison que j’avais ressenti tant d’attirance pour elle.

Je caressais sa tête quand Al entra dans la chambre.

« Tu n’as pas intérêt à la rendre triste. »

« Je pensais que tu aurais plutôt essayé de m’assassiner. »

« Mari est quelqu’un de très timide, elle ne se donnerait pas à n’importe qui. »

Pour son jeune âge, il a la tête sur les épaules.

« J’aimerais que tu nous aides. »

« C’est à dire ? »

« Je suppose que tu as remarqué que le village est étrange, la raison est que ce village est en danger. »

« En danger ? Explique-moi en détail. »

« Le village de Bondart se trouve à la frontière des 3 factions. N’ayant pas réussi à décider à qui nous appartenions, nous avons été laissés à l’abandon. De ce fait, il n’y a pas d’établissement dédié aux exterminateurs. »

Les exterminateurs ? Est-ce une milice ? Il faut que je me renseigne.

« Et donc, quel est le problème ? »

« Il y a quelques mois, des Dark alchimistes ont débarqué avec des chimères, et nous ont donné une condition pour survivre. »

Dark alchimiste, comme dans les mmorpg ? Je ne sais pas pourquoi, mais ce qui se trame ici doit être assez dangereux.

« Notre père et d’autres soldats essayèrent de les combattre, mais aucun d’entre eux n’en ressortirent vivant.»

Les villageois ont décidé d’accepter la condition des alchimistes.

« Quelle condition ? »

« Une fois par mois, nous devons leur livrer un villageois et la prochaine sur la liste, c’est Mari. »

« Ces abrutis pensent que ça règle les problèmes, je préférerais mourir que sacrifier un ami. »

« Pour pouvoir contrer ça, nous avons décidé de faire appel aux exterminateurs et nous avons envoyé une lettre dans le dos des autres villageois. Mais ça va faire 2 semaines et ils ne sont toujours pas arrivés, je ne sais pas quoi faire. »

Al me rappelle celui que je suis, impuissant face à ce monde cruel.

« Ne t’inquiète pas Al, je vais sauver ta sœur coûte que coûte. »

Il tomba en larmes et me remercia, le front appuyé contre le sol.

« Par contre, si ça ne te dérange pas, je voudrais dormir un peu plus. »

« Excuse-moi, je sors Yuki. Merci, je ne pourrais jamais payer la dette que j’ai envers toi. »

« Dis-moi ça quand ta sœur sera sauvée. »

Il sortit de la pièce et ferma la porte.

Je me rallongeai et enlaçai Mari avant de me rendormir.

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7 réflexions sur “Serment Chapitre 8: Le Péché de Bondart II

  1. Ha enfin le dernier chapitre 🙂 Maintenant que du nouveau, tiens j’ai l’impression qu’il n’y a que moi qui commente ton Novel Neito, bon en tout cas tu sais que je (presque) fait parti des meubles Ici ^^

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